Par Raphael Richard
Bien que relevant de mouvances différentes, les problématiques du commerce
équitable et de l'écologie recoupent, parfois,
en partie. Ces différentes préocuppation sément le trouble dans l'esprit du
consommateur qui doit parfois concilier l'inconliable.
Si l'on considère uniquement le pouvoir d'achat, lorsqu'ils considèrent
l'achat d'un jean, par exemple, les consommateurs s'orientent vers les produits
fabriqués dans les pays à faible coût de main d'oeuvre: en ce moment, c'est le
textile chinois qui a l'avantage.
Mais si l'on introduit la préoccupation "commerce équitable", les
consommateurs doivent prendre en compte les conditions d'hygiène et de sécurité
dans lesquelles ce jean est produit ainsi que les niveaux de rémunération des
ouvriers ayant participé à son élaboration, la répartition du produit de la
vente entre les employés de la société et ses financiers. Outre le fait que ces
informations sont difficilement accessibles, il est évident que plus l'ouvrier
est rémunéré au bout de la chaîne, plus le prix du produit augmente, à moins que
le circuit d'approvisionnement passe par des intermédiaires moins gourmants que
sur les réseaux de distribution internationaux traditionnels. Les problèmes de
pouvoir d'achat d'une grande partie de la population française, conduisent
nombre d'entre eux à concentrer leurs achats sur des jeans très bon marché,
produit en contravention avec les principes du commerce équitable.
L'année 2007, avec son grenelle de
l'environnement, a été une année de prise de conscience de la nécessité de
nous réorienter vers des modes de consommation et de production, qui préserve
notre environnement à long terme. Parmi les principes centraux de cette
démarche, figure le concept d'empreinte
écologique qui quantifie pour un individu ou une population la surface
bioproductive nécessaire pour produire les principales ressources consommées par
cette population et pour absorber ses déchets.
Dans le cas de l'achat du jean, notre consommateur devrait donc aussi
considérer le mode de production du coton qui a présidé à son élaboration, le
niveau de pollution des teintures qui ont été utilisées pour le colorer, les émissions
de gaz carbonique générées par sa production, son transport et son recyclage. D'une façon
générale, plus le jean est produit dans un pays éloigné du marché de
consommation, plus son empreine écologique est importante.
Autant dire qu'aujourd'hui, le consommateur soucieux de respecter ses
concitoyens, la planète et son portefeuille peut être un peu perdu.
Il n'existe pas de réponse immédiate, mais Raphaël Richard sur son
portail dédié à l'environnement laisse
entrevoir plusieurs pistes de réflexions. Charge à notre génération d'explorer
ces pistes jusqu'à trouver des compromis préservant l'avenir des générations
futures.
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