Internet
au secours des guides du Kilimandjaro
Lorsqu'ils
voyagent dans les pays en développement, les globetrotteurs
partent presque toujours en voyageur individuel et louent sur place les
services d'acteurs du tourisme local: hotelier,
La plupart de ces
acteurs n'étant pas
référencés les grands sites de
réservation hotelière ou les grands portails de
tourisme, pour les identifier, le voyageur possèdait deux
grandes solutions: se renseigner une fois arrivé sur place
ou bien consulter les listes de guide tels que Lonely
Planet ou le Guide du
Routard.
Internet a
introduit une véritable révolution dans la mesure
où il permet à ces petits acteurs locaux d'entrer
en contact direct avec les touristes étrangers. Il suffit
d'un cybercafé dans le village où ils sont
situés et d'un "expert" local pour leur créer un
mini site. Dans la pratique, un site non visité
n'étant pas d'une grande utilité, il faut assurer
la promotion du site en question sur le web.
Raphaël
Richard, dirigeant de l'agence
de webmarketing Neodia, passionné de voyage et
impliqué dans l'aide au développement,
expérimente de nouveaux types d'actions de
solidarité depuis la fin des années 1990. En
Août 2000, il gravit le Kilimanjaro
avec l'aide d'un guide très compétent
dénommé Matata. Grâce à ce
dernier, il réalise l'ascension
du Kilimandjaro en deux fois moins de temps que les autres
touristes, soit 56 heures.
Matata
possède déjà un site (en
réalité, une home page), qui n'est
malheureusement pas très visitée. A son retour en
France, Raphaël Richard scanne les photos prises avec son
appareil photo jetable (la révolution du numérique
n'a pas encore eu lieu) et crée un site d'une quinzaine de
page relatant l'ascension. En quelques mois, ce site se retrouve dans
les premières pages des moteurs de recherche et
génére depuis plusieurs demandes d'informations
par semaine, qui sont immédiatement transmises au guide dont
l'activité est largement stimulée par ces
nouveaux contacts commerciaux.
"Des initiatives
similaires à la mienne se sont multipliées et
j'encourage vivement tous les voyageurs à utiliser les
moteurs de recherche afin de localiser les acteurs locaux du tourisme"
encourage, Raphaël Richard
On voit donc que les ponts entre les nouvelles
technologies, le tourisme équitable et l'aide au
développement se sont multipliés.
Le portail du commerce équitable remerci
Raphael Richard pour son article.